Appel à l’aide (les peurs)

Notre monde est fou. LE monde est fou. La preuve, après Paris, la sauvagerie a frappé Bruxelles. Et où  après? Londres? Berlin? Rome?

On vit dans l’angoisse, la peur, l’attente. L’attente de quoi ? D’une bonne nouvelle, enfin? De la fin de la folie, du terrorisme, de la destruction de notre planète, de la barbarie, du pouvoir pratiquement totalitaire des destructeurs de notre environnement et de notre individualité ?? Oui, je mets dans le même panier djihadistes, Monsanto et autres gouvernements. Pas un pour racheter l’autre. Ceux-là utilisent des bombes, ceux-ci empoisonnent nos aliments, et les derniers bah… les derniers …….. manient si bien les ficelles du népotisme (encore que le terme soit assez impropre, mais bon) ……

Et les média, les réseaux sociaux en rajoutent, se gargarisent de catastrophes, de récits d’atrocités, usent et abusent du conditionnel, mais le mal est fait, on a peur. On tremble pour ses proches, pour ses voisins, pour ses amis, pour ceux qui souffrent, victimes de la barbarie, où qu’elle soit, quelle qu’elle soit, sous prétexte de religion ou de politique.

Ca date de 2004, cette chanson ….. enfin, ça date…. elle a été écrite en 2004, parce qu’elle ne date pas du tout, malheureusement ….

pneumopathie ou tueur en série
armes chimiques ou mondialisme
peur des sectes et du terrorisme
ou retour de l’antisémitisme
peur du cancer, peurs nucléaires
peur de l’anthrax dans ton thorax
peurs aux frontières ou dans les avions

pour de vrai, pour de faux,
ils attisent la parano,
du coup le mot cutter fait trop peur
et même tarif pour le mot canif

peur de la came et des dealers mafieux
montée de l’islam dans les banlieues
peurs des rapperus des rappeurs, des rats
peur des rats et caetéra
peurs dans les caves
et devant le collège, peur des cailleras
qu’on pas peur des keufs

peur des cauchemars, peur de la nuit
peur de l’inconnu, peur de l’insomnie
peur des serpents et toutes les phobies
et tics et tocs qui vous pourrissent la vie
peur de tomber par terre
en faisant une pirouette
peur fonctionnaire
pour leurs retraites

pour de vrai, pour de faux,
ils attisent la parano,
du coup le mot cutter fait trop peur
et même tarif pour le mot canif

chaque jour on craint la météo
canicule, incendies
le permafrost fond même au pôle nord
chaque année, fait de plus en plus chaud

la gorge sèche, les jambes qui tremblent
eh, t’as les fouettes dans tes baskets

tu t’sens minus, t’as la pétoche
t’aurais besoin qu’on te sécurise
mais, l’problème devant ta téloche
c’est qu’t’entends parle que d’la crise
paranoïa irrépressible
on joue à se faire des frissons
chacun croit être la cible
d’un tueur fou sur son balcon

pour de vrai, pour de faux,
ils attisent la parano,
du coup le mot cutter fait trop peur
et même tarif pour le mot canif

on s’fait scanner dans les musées
on s’fait palper dans les aéropeurs
on balise a cause d’un valise
figés sur place, on tétanise

peur de grossir,
peur de se nourrir
excès d’orgueil ou timidité
on a peur de se faire déstabiliser

peur au présent, peur pour l’avenir
peur de quitter les siens, peur de partir
peur d’être seul, et puis vieillir…
peur de mourir.

Je vendrai ce confort ……

hebergement d'image

Mr Roux, sympathique groupe de jeunes gens qui égratignent à belles dents notre merveilleuse société occidentale, a écrit cette chanson intitulée « les voyages » dont le sous titre est Vazaha’s blues, suite à ses voyages à Madagascar, où il  décrit à la perfection les pièges dans lesquels on peut tomber dans ce pays, surtout et notamment si on est un jeune Vazaha (touriste) célibataire .

Mais les deux derniers couplets….. ah qu’il y a des jours où je  comprends, et où j’adhère !

…/… dans le fond de mon lit,
Mon dieu, comme je m’ennuie
Je vendrai ce confort
Ces choses qui ne servent à rien
Pour revenir au port
Et repartir demain
Retrouver un instant
La douceur des alizés
Le goût enivrant
De la liberté

J’ai fait bien des voyages
Aux allures de naufrage
Traversé bien des mers
La tête à l’envers
Dégueulé mes boyaux
Sur le bord d’un cargo
On fait moins le fier
Quand on a le mal de mer

Moi qui me voyais
Voyageur élégant
A la Ernest Hemingway
J’avais du vomi plein les dents
Mais le style aventurier
Désolé, je l’avais pas
Je puais des pieds
Et j’avais les cheveux gras

Sur une plage tropicale
Belle comme une carte postale
A l’ombre d’un cocotier
Voir le soleil se coucher
Paysage idyllique
Si on oublie les moustiques
Les mukafus affamés
Et les déchets échoués

Dans des hôtels miteux
Je me suis fait des amis
Des cafards affectueux
Des punaises, des souris
Couvert de boutons
Je comptais les araignées
Que j’avais au plafond
Bien accrochées

J’ai même vendu mon âme
Pour les bras d’une femme
Un peu trop joyeuse
Pour être vraiment sérieuse
Une fille de mauvaise vie
Oui, mais de bonne compagnie
Qui m’a vidé de ma monnaie
Pendant que je dormais

Avec mon cœur d’artichaut
A la place du cerveau
Je suis tombé, ça craint
Amoureux d’une putain
Je suis un mac au grand cœur
Un séducteur de pays chaud
Mais est-ce bien la chaleur
Qui me rend soudain si beau ?

Et quand j’en aurai marre
De changer tous les soirs
De femme et de lit
Je reviendrai au pays
Pour me retrouver,
Me ressourcer, rassasié
Mais dans le fond de mon lit,
Mon dieu, comme je m’ennuie

Je vendrai ce confort
Ces choses qui ne servent à rien
Pour revenir au port
Et repartir demain
Retrouver un instant
La douceur des alizés
Le goût enivrant
De la liberté


 

Serenata ….

Comme dit l’autre, « je suis ritale et je le reste »….
Alors les sonorités de la langue italienne me transportent toujours.
Quand, en plus, je trouve un rappeur italien, bonheur….. (je vous l’accorde, c’est pas tout jeune, mais quand même …)

Et qui a dit que les rappeurs n’étaient pas romantiques ?

Se t’incontro per strada non riesco a parlarti
mi si bloccano le parole non riesco a guardarti
negli occhi mi sembra di impazzire
se potessi amplificare
il battito del mio cuore sentiresti
un batterista di una band di metallo pesante
ed è per questo che sono qui davanti
perché mi viene molto più facile cantarti una canzone
magari che la sentano i muri e le persone
piuttosto che telefonarti e dirti tutto faccia a faccia
rischiando di fare una figuraccia;
sono timido ma l’amore mi dà coraggio
per dirti che da quando io ti ho visto è sempre maggio
e a maggio il mondo è bello e invitante di colori
ma ancora sugli alberi ci sono solo fiori
che prima o poi si dice diverranno pure frutti
e allora tu che fai? golosamente aspetti,
aspetti che quel desiderio venga condiviso
io sono qui davanti che ti chiedo un sorriso,
affacciati alla finestra amore mio.
Affacciati al balcone rispondimi al citofono
sono venuto qui col giradischi e col microfono
insieme al mio complesso per cantarti il sentimento
e se tu mi vorrai baciare sarò contento
e questa serenata è la mia sfida col destino
vorrei che per la vita noi due fossimo vicino
una serenata rap per dirti che di te
mi piace come mi guardi mi piace come sei con me
mi piace quel tuo naso che s’intona con il mondo
mi piace il tuo sedere così rotondo
da rendere satellite ogni essere vivente
mi piaci perché sei intelligente
si vede dalle tue mani come le muovi
mi provochi pensieri e sentimenti sempre nuovi
nei tuoi fianchi sono le alpi nei tuoi seni le dolomiti
mi piace quel tuo gusto nello scegliere i vestiti
quel tuo essere al di sopra delle mode del momento
sei un fiore che è cresciuto sull’asfalto e sul cementoAffacciati alla finestra amore mio,
affacciati alla finestra amore mio
affacciati alla finestra amore mio
per te da questa sera ci sono ioSerenata rap serenata metropolitana
mettiti con me non sarò un figlio di puttana
non ci credere alle cose che ti dicono di me
sono tutti un po’ invidiosi chissà perché
io non ti prometto storie di passioni da copione
di cinema, romanzi e che ne so di una canzone
io ti offro verità corpo anima e cervello
amore solamente amore solo solo quelloAffacciati alla finestra amore mio
affacciati alla finestra amore mio
affacciati alla finestra amore mio
per te da questa sera ci sono ioAmor che a nullo amato amar perdona porco cane
lo scriverò sui muri e sulle metropolitane
di questa città milioni di abitanti
che giorno dopo giorno ignorandosi vanno avanti
e poi chissà perché perché chissà
per come nessuno sa perché perché chissà
per come due sguardi in un momento sovrappongono un destino
palazzi, asfalto e smog si trasformano in giardino
persone consacrate dallo scambio di un anello
e un monolocale che diventerà un castello,
affacciati alla finestra amore mio.Nei tuoi fianchi sono le alpi nei tuoi seni le dolomiti
mi piace quel tuo gusto nello scegliere i vestiti
questo essere al di sopra delle mode del momento
sei un fiore che è cresciuto sull’asfalto e sul cemento.Affacciati alla finestra amore mio
affacciati alla finestra amore mio
per te da questa sera ci sono io.
Si je te rencontre dans la rue je n’arrive pas à te parler
Se bloquent les mots je n’arrive pas à te regarder dans les yeux
J’ai l’impression de devenir fou si je pouvais amplifier
Le battement de mon coeur tu entendrais
Un batteur d’un groupe de heavy-metal
Et c’est pour ça que je suis là devant
Parce que ça m’est beaucoup plus facile de te chanter une chanson
Que peut-être entendront les murs et les autres personnes
Plutôt que de te téléphoner et te dire tout face à face
Risquant de faire mauvaise figure ;
Je suis timide mais l’amour me donne courage
Pour te dire que depuis que je t’ai vu c’est toujours le moi de mai
Et en mai le monde est beau et invitant de couleurs
Mais encore sur les arbres il n’y a que fleurs
Qui un jour ou l’autre deviendront même fruits
Et alors toi que fais-tu ? Avec gourmandise tu attends,
Tu attends que ce désir soit partagé
Moi je suis là devant et je te demande un sourire,
Montre-toi à la fenêtre mon amour.Montre-toi au balcon réponds-moi à l’interphone
Je suis venu là avec mon tourne-disque et mon micro
Avec mon complexe pour te chanter mon sentiment
Et si tu voudras m’embrasser je serai content
Et cette sérénade c’est mon défi au destin
Je voudrais que pour la vie nous deux soyons proches
Une sérénade rap pour te dire que de toi
Me plaît comme tu me regardes me plaît comme tu es avec moi
Me plaît ton nez qui s’harmonise avec le monde
Me plaît ton fessier si rond
A rendre satellite tous les êtres vivants
Tu me plais parce que tu es intelligente
Ca se voit à tes mains comment tu les bouges
Tu m’apportes des pensées et des sentiments toujours nouveaux
Dans tes hanches il y a les Alpes dans tes seins les Dolomites
Me plaît ton goût pour choisir tes vêtements
Ta façon de passer au-dessus des modes du moment
Tu es une fleur qui as grandi sur le goudron et le cimentMontre-toi à la fenêtre mon amour
Sérénade rap sérénade métropolitaine
Mets-toi avec moi je ne serai pas un fils de pute
Ne crois pas à ces choses qu’on te dit sur moi
Ils sont tous un peu envieux qui sait pourquoi
Moi je ne te promet pas des histoires de passions de scenario
De cinéma, romans et que sais-je d’une chanson
Moi je t’offre verité corps esprit et cerveau
Amour seulement amour vraiment que ça
Montre-toi à la fenêtre mon amour
Mon amour qui n’a jamais aimé aimer pardonne-moi nom d’un chien
Je l’écrirai sur les murs et sur les métros
De cette ville millions d’habitants
Qui jour après jour en s’ignorant avancent
Et puis qui sait pourquoi pourquoi qui sait comment
Personne ne sait pourquoi pourquoi qui sait comment
Deux regards en un instant superposent un destin
Immeubles, goudron et pollution se transforment en jardin
Personnes sacrées par l’échange d’une alliance
Et un studio qui deviendra un château,
Montre-toi à la fenêtre mon amour.Dans tes hanches il y a les Alpes dans tes seins les Dolomites
Me plaît ton goût pour choisir tes vêtements
Ta façon de passer au-dessus des modes du moment
Tu es une fleur qui as grandi sur le goudron et le cimentMontre-toi à la fenêtre mon amour
Pour toi depuis ce soir je suis là. 

 

 

This is rock’n’roll !

Je ne sais pas, vous, mais, dans mon jeune temps, outre  Pink Floyd et autres musiques planantes, j’écoutais aussi  AC/DC, et évidemment,  leur fameux et excellent Thunderstruck.

Et v’là t’y pas que des jeunots ont repris ce tube universel, à leur sauce, tout à fait réjouissante, style Rock cajun de Finlande par Steven’s Seagull, ou version instruments à cordes, j’ai nommé 2 Cellos, ces deux jeunes slovènes croates qui ont à la base une solide formation de musiciens classiques. Et, franchement, je ne sais pas quelle version je préfère, les deux étant franchement délirantes, regardez, écoutez ….

Steve’n’s Seagulls (admirez les instruments maison : cuillères, enclume …)

2 Cellos, regardez bien les archets ……