Couleurs….

En ces temps troublés, en cette fin d’automne, avec le retour du beau temps , prenons le temps de ne rien faire, de savourer une matinée au soleil et de profiter des dernières fleurs de la saison, celles du fuschia
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des fruits des arbousiers
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et de la senteur des giroflées
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tout comme les abeilles solitaires
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en attendant la floraison prochaine du mimosa
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Abonnements et newsletter

Amis, amies, (je déteste cette nouvelle écriture inclusive, qui intercale des points pour mettre tous les genres sur le même niveau, et que je trouve parfaitement illisible ) donc, amis et amies qui passez par ici, j’ai un souci avec mon éditeur de newsletters actuel : il semblerait 1/ qu’il n’envoie pas les newsletter, et 2/ que certains des abonnés aient changé d’adresse.

Si vous souhaitez encore me suivre, merci de vous abonner ou réabonner en suivant la proposition “niouzes”, je vais désactiver prochainement celle intitulée “newsletter”.

A bientôt …. peut-être 😉

Feuilletés roulés au fromage

Pour les recettes de cuisine de Melle Domi (clic)

Pour une quinzaine de petits roulés, il vous faudra :

Une plaque de pâte feuilletée
De la crème fraîche
Du gruyère râpé
Un petit bleu, style bleu de Bresse
Un mélange de 5 poivres, moulus (blanc, vert, rose, noir, gris)
Un robot mixer
Un chat (facultatif)

Tout d’abord, oubliez le bleu dans le fond du tiroir à fromage, et découvrez le un beau soir, tapi sous un sachet de gruyère râpé. Ouvrez le papier qui l’entoure, reniflez le avec suspicion ; bon, ça va, malgré la couleur jaune de la croûte, il est tendre à souhait.

Posez-le sur un coin du plan de travail,

Traversez la cuisine pour aller récupérer le bol du robot que vous avez lavé et oublié de remettre en place, après avoir préparé un sorbet. Trébuchez sur le chat.

Retraversez pour replacer le fameux bol sur son socle, en pestant contre l’agencement fantaisiste de votre cuisine. (En toute mauvaise foi, oubliez que c’est VOUS qui avez décidé de l’agencement.)

Marchez sur la queue du chat.

Qui hurle. Vous hurlez plus fort que lui, qu’il vient juste de se bâfrer un sachet de Fristruc en gelée et des croquettes et qu’il n’a pas à traîner dans vos jambes.

Chassez hors de la cuisine l’Homme qui est venu voir qui est en train de massacrer qui.

Placez dans le bol trois bonnes cuillères à soupe de crème fraîche, la même quantité de râpé, le bleu coupé en petit morceaux mais …….

Découvrez que le bleu a disparu. Accusez le chat. Qui vous regarde d’un air outragé, en venant se rouler en boule sur vos pieds.

Démarrez en trombe direction le salon. Rattrapez-vous de justesse au montant de la porte, vous avez raté votre démarrage à cause de ce fichu matou affalé sur vos pieds.

Débarquez dans le salon, et foudroyez du regard l’Homme qui a profité de son incursion dans la cuisine pour vous piquer le bleu.

D’un geste ample et furieux, récupérez votre fromage, évitant de justesse l’Opinel que l’Homme s’apprêtait à planter dans l’objet du délit.

Faites demi-tour en vitupérant. Trébuchez sur le chat. Dans votre tentative de vous cramponner à la porte, lâchez le fromage. Ratez la porte, et continuez dans une glissade acrobatique pour atterrir sur la table de la cuisine  qui, heureusement, résiste à votre poids.

Hurlez contre le chat et promettez-lui qu’il va finir en col de manteau l’hiver prochain.

Essayez de récupérer votre fromage, aidée dans votre tâche par le chat qui fait des va et vient en vous caressant le nez avec le bout de sa queue en ronronnant comme un moteur de tracteur.

Récupérez enfin votre bleu chéri, en essayant de ne pas vous faire pipi dessus, terrassée que vous êtes par le fou-rire.

L’Homme vient prudemment s’enquérir de l’origine des hoquets qui s’échappent de la cuisine. Cramponnée à votre fromage, hurlez farouchement “dehors!”

Rassemblez les lambeaux de votre dignité pour enfin éplucher et découper votre bleu de Bresse, envoyez le rejoindre crème fraîche et râpé dans le mixer. Saupoudrez de poivre.

Mixez, jusqu’à obtention d’un mélange crémeux et mousseux.

Déroulez votre plaque de pâte feuilletée sur une planche à découper.

Étalez soigneusement votre mélange sur la pâte feuilletée. Roulez le tout très serré pour former un rouleau (c’est logique). Résistez à l’envie de shooter dans le chat qui se frotte avec insistance contre vos jambes en miaulant comme un perdu.

Avec un grand couteau, découpez ledit rouleau en tranches d’environ 1cm d’épaisseur, et déposez-les à plat sur la plaque à pâtisserie, recouverte au préalable d’une feuille de papier sulfurisé. (ce que vous avez oublié de faire, vous lâchez un “Merde” retentissant. L’Homme s’enquiert de la raison de ce hurlement, mais, prudent, s’abstient de venir voir)

Mettez au four à 180° environ ¼ d’heure. Pensez à mettre le four à préchauffer avant d’entamer vos préparatifs.

Pendant la cuisson, ABSTENEZ VOUS ABSOLUMENT d’aller visiter les écrits de vos blogopotes (ou alors programmez le temps de cuisson, chose que je suis aussi incapable de faire que je ne l’étais de programmer le magnétoscope pour enregistrer le ciné-club du dimanche soir). Sinon, démarrez à nouveau comme une flèche.

Evitez in extrémis le chat qui trône, assis au beau milieu du couloir.

Ouvrez le four, l’angoisse au cœur. Ouf, c’est OK.

Après vous être brûlée le bout des doigts pourtant enveloppés d’un torchon, partez à la recherche de votre manique que votre petit fils de deux ans a abandonnée – “mais où, bon sang, ce petit chameau a-t-il laissé ce truc ?” – SUR VOTRE LIT !!

Dûment gantée, revenez sortir votre préparation du four. Marchez sur le chat, qui vous escorte jusqu’au four en miaulant de plus belle. (Le degré de décibels que ce monstre velu de 6 kilos est capable d’atteindre est proprement ahurissant.)

Pour vous faire pardonner, faites la chose à ne pas faire : donnez lui le fond du pot de crème fraiche à nettoyer, ce qu’il fait avec enthousiasme, ce qui vous permet de ranger le champ de bataille sans accident en vous déplaçant – enfin – sans obstacle sous vos pas.

Disposez vos petits feuilletés agréablement gonflés sur une assiette, préparez un saladier de sucrine, posez vous enfin, et dégustez.