Jeux de mots…..

Pour Ghislaine  Défi écriture no 71 .

qui nous demande de caser : Stupide, rancune, méfiance, oubli, peur, raison, jamais, dommage, et/ou au moins 5 mots contenant  “” ORE””

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Voici arriver la fin de l’automne, la forêt arbore un infini dégradé de couleurs dorées, mordorées ; de quelques arbres tombent des feuilles décolorées, qui voltigent en une chorégraphie élaborée , avant d’aller s’échouer sur le sol où elles s’incorporeront dans l’humus, C’est la saison où la brume s’élève du vallon, puis s’évapore, laissant apparaître la superbe arborescence d’un chêne centenaire, image même de l’arbre de vie qui décore les tentures indiennes. J’ignore encore si je déteste cette saison ou si je l’adore .

 

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C’est stupide, je le sais.Mais c’est la période de l’année où sévit cette catégorie de gens que je honnis : les chasseurs. A cause d’eux, je n’aborde jamais les parcours de randonnée du massif forestier où nous vivons, pourtant balisés et répertoriés, sans une profonde méfiance, avec toujours, et avec raison, la peur qu’une balle perdue ne vienne atteindre mon chien, qui batifole devant moi, oublieux de la longe de 15 mètres qui limite, et c’est dommage, son envie de galoper, mais c’est le seul moyen d’éviter que l’un de ces dangereux prédateurs ne le confonde avec un sanglier.

Voilà, Ghislaine, mission presque accomplie, j’ai presque respecté la consigne, je n’ai pas pu caser le mot rancune… Ah mais, si, du coup, voilà qui est fait !! 😉 😀

La gourmandise

Pour
Défi écriture no 71 . (clic sur l’image)

il nous est demandé d’utiliser les mots Clavier, écrire, donner, calmer, écran, détendre, feuille, jeux; et/ou  au moins 5 mots se terminant par “”  NON”.

Croc tourne en rond, s’énerve, et ne parvient pas à se détendre. Elle grignote un quignon de pain, bondit en entendant un fracas dans l‘escalier, se précipite pour voir s’enfuir Ninon, sa guenon, qui vient de faire tomber le lanternon. « Allons bon, marmonne-t-elle en secouant son chignon, voilà qui va m’aider à me calmer, il ne me reste plus qu’à trouver un quelconque lumignon si je ne veux pas grimper cet escalier dans le noir absolu, au risque de tomber et me retrouver avec un joli gnon !

Quelques bougies et un verre de sauvignon plus tard, elle ajuste ses lorgnons, et s’installe devant son écran, pour rôder à la recherche de quelques jeux. Chance ! Ghislaine vient de donner pour mission d’écrire un texte avec certains mot donnés.

Croc commence à réfléchir, jette quelques idées sur une feuille de papier, et c’est parti, elle se lance sur son clavier, piochant de temps en temps dans les manon, ces délicieuses friandises joliment disposées sur un carré de linon par son compagnon, qui connait bien son péché mignon : la gourmandise ! .

 

Pour Domi, en E, et Ghislaine, n°28

Pour  Domi, qui nous demande de disserter sur les mots Extase , Estime, Etable, et pour Ghislaine, qui, elle, nous demande de lui livrer ce que nous inspirent les mots Chuchoter, penser, décence, décor, ombre, amer, présence, sage, sénior, campagne, je vais conjuguer encore une fois les deux défis

Je suis maintenant largement senior, mais je n’en ai pas pour autant perdu le goût de longues errances dans la campagne Aquitaine. Il fut un temps où je partais ainsi me baguenauder pendant des heures, suivie de mon ombre fidèle et aimante, ma chienne, aujourd’hui disparue. hebergement d'image<a href=

Il m’arrive encore, au détour d’un bois, ou en vue d’une de ces étables où elle aimait aller renifler des odeurs qui la remplissaient dextase, il m’arrive encore de sentir sa présence. Et s’il m’arrive d’apercevoir au loin, comme dans un décor de cinéma, des biches,hebergement d'image

ou quelques daims, hebergement d'image, je me surprends à chuchoter “pas bouger” pour que ma bestiole ne leur fonce pas dessus pour le plaisir de les voir détaler.

Sa disparition me laisse un goût amer, quand il m’arrive de penser à l’infâme salaud qui l’a empoisonnée. Tant pis si je perds votre estime, (je crois que je n’apprendrai jamais à être sage), mais,  sans décence aucune, et sans honte, j’avoue nourrir encore des pensées de meurtre à son encontre.

Pas d’idée pour le titre …..

Par pure paresse, aujourd’hui, je ferai d’une pierre deux coups en conjuguant le D de Domi, avec les mots Désir, Délire, Dope avec la consigne de Ghislaine : trouver plusieurs mots, au moins 5, commençant par PRE

Lorsque je t’ai connue, nous étions encore jeunes, uniquement préoccupées de nous amuser, pleines d’un grand désir de vivre, tout simplement. Nous avions nos amis et relations , prêts à répondre présents à toute perpective de fête ou de joyeux délire; nous prenions le temps toutefois de nous préserver quelques moments de tranquillité pour reprendre nos forces ou nos esprits lorsque nous avions trop présumé de notre résistance, ce que fût pour de longues soirées bien arrosées, ou d’encore plus longues escapades en randonnée,  ou des parties de baignade dans un lac perdu au milieu des bois, avec nos enfants, préadolescents dont déjà le caractère laissait présager de leurs futures personnalités et rien, à cette époque, ne laissait prévoir que nous pussions être un jour ou l’autre séparées.

Notre amitié m’était infiniment précieuse, mais parfois, ton comportement me laissait pressentir qu’il serait un jour préférable de prendre un peu de distance dans cette presque symbiose. Des extravagances, de plus en plus prédominantes, des prestations prétentieuses, c’est le mot, préludes à une attitude à la fois prédatrice et destructive, de longs prêches incohérents, précédant sans préambule des crises de larmes et des périodes d’abattement, se manifestaient de plus en plus souvent. Je restais désarmée et surtout préparée au pire, quel que ce pire pût être. Jusqu’à ce jour fatidique où tu fus hospitalisée, internée d’office à la requête de tes parents, préoccupés, inquiets, perdus, devant l’évidence : tu étais prisonnière de ton amie préférée mais maléfique la dope.

Et lorsque tu retrouvas ta liberté, tu n’étais plus la même : méchante, aigrie, menteuse, voleuse, pleine de préjugés et d’idées préconçues. Sans précautions, tu prenais plaisir à détruire amis, famille.

Alors, vois-tu, tenant à préserver le souvenir que j’avais d’une grande amitié, lorsque tu commenças à te prélasser à demi-nue devant mes fils et mon compagnon, et pas trop pressée de te laisser me malmener, j’ai préféré prendre mes distances, solution d’ailleurs préconisée par tes proches. Et je ne prendrai pas de détours pour te dire que je préfère nettement que nos relations soient ce qu’elles sont présentement, c’est-à-dire totalement inexistantes !

I : Index

Je n’aurais jamais cru, en laissant par Inadvertance trainer mon doigt sous la fenêtre de ma 2CV lorsqu’elle s’est rabattue Inopinément, que  j’aurais pu Instantanément ressentir une douleur d’une violence Inouïe et absolument Indicible, et qu’Il m’arriverait de me retrouver pratiquement Invalide pendant près de trois semaines, faute de pouvoir utiliser ce doigt , mon Index.

Oui, l’index, celui qui nous sert à Indiquer une direction, à désigner un objet, un Individu, un Intrus, celui aussi qui nous sert à suivre les mots sur le livre d’apprentissage de la lecture lorsque nous surveillons les devoirs Imposés par l’Instit’ de nos chères têtes blondes, celui qui donne l’Inclinaison souhaitée au crayon ou au stylo sur la page Immaculée que nous allons noircir (bon, d’accord, maintenant on pianote sur un clavier), celui que j’ai pour mauvaise habitude d’Immerger dans une sauce pour vérifier un assaisonnement, celui qui menace Impitoyablement : “attention, je vais sévir!”.

Inexplicablement, du moins pour moi, pauvre Innocente,  le nom de ce doigt Intervient en qualité de synonyme de divers Inventaires …..

Immanquablement me vient à l’esprit le catalogue  qui porta le nom de ce doigt qui me rendit donc presqu’Infirme, catalogue Instauré par une Eglise Implacable, pour Interdire  certains livres, jugés Immoraux, Ignominieux  ou contraires à la foi, tels  les  pourtant Indiscutables ouvrages de Copernic, Montaigne, Diderot, Rousseau, Descartes, Voltaire, Daniel Defoe, Balzac, Larousse, Kant, Martin Luther, et bien d’autres, aussi Illustres ou d’autres encore qui me sont totalement Inconnus . Pour Information, cet Index librorum prohibitorum fut aboli par Paul VI, mais  Initia l’expression “mettre à l’Index”. Intéressant, non ?

Je ne parlerai pas ici de liste alphabétique, de l’index terminologique, et autres homonymes, qui ne m’Inspirent absolument pas, et dont les définitions rendent Impossible  d’Inclure dans ce billet autant de mots, avec le I pour Initiale, que je le souhaiterais, pour répondre à l’Instigation de Ghislaine dans son atelier N°24 (CLIC)

Le Gâteau

Pour les recettes de cuisine de Melle Domi (clic)

Pour célébrer 10 ans de présence sur la blogosphère, nous allons bien évidemment préparer un gâteau.

Ingrédients :
En 2006, un grand voyage sur une île lointaine
Des tonnes de photos
Un total dépaysement
L’envie de partager cette belle aventure avec les potes de deux forums
Une première plateforme, toute nouvelle à l’époque, overblog

Préparation
Découvrir  la blogosphère
Avoir des  premiers contacts via le blog
Des amitiés virtuelles qui se créent
Partager des photos, des écrits

Dégustation
Rencontrer, “en vrai”  certains de ces blogopotes
Trouver magnifique de se rencontrer et de parler comme si l’on s’était toujours connus
Refuser les diktats de la plateforme
Et émigrer sur Eklablog
Perdre, du coup, certains contacts qui ne pardonnent pas cette “trahison”
Puis partir vivre sur cette île lointaine
Et envie toujours, de partager cette nouvelle vie
Eklablog trop lourd pour la connexion si faible, là-bas
Déménager sur APLN
Publier des photos de tout ce qui vous émerveille
Ecrire pour essayer de faire partager l’amour de ce pays
Revenir en France
Penser n’avoir plus rien à dire
Fermer ses blogs

Indigestion ?
Poussée par petit frère, créer un blog indépendant, autohébergé
Petit frère vous lâche, perfidement
Continuer, tant bien que mal, à publier photos et textes.
Perdre l’envie, l’inspiration
Penser que le plaisir devient une contrainte

Alors, décider de prendre du recul
S’absenter quelque temps
Le temps de respirer, s’aérer
Et peut-être revenir plus tard.

Sûrement …..

Echappée d’Escargots

Pour les recettes de cuisine de Melle Domi (clic)

Ceci est  une non-recette de cuisine, le sous-titre pourrait être “comment parvenir à ne pas cuisiner des escargots”

Votre beau-frère, venant de sa Normandie natale passer quelques jours dans votre belle Dordogne, émet l’idée de manger des escargots dans les prochains jours.

Vous, serviable, approuvez et proposez d’en faire provision lors de votre prochain passage au supermarché. Beau-frère, horrifié, désapprouve vigoureusement l’idée d’engraisser ces profiteurs, alors que vous avez un immense jardin et que la saison est plutôt humide. “Je vais les ramasser avec les enfants, ajoute-t-il, ça les occupera. Je les cuisinerai, c’est facile, il faut les enfermer dans le noir, les laisser s’assécher tout doucement, puis quand ils ne bavent plus, j’entame la préparation. Pour commencer, il me faut :
– Un seau
– Un grand, très grand pot de fleurs
– De quoi couvrir le pot
– Une grosse pierre pour maintenir le couvercle
– Un râteau et une pelle
Ce dernier énoncé vous inquiète un peu, et vous vous enquérez prudemment de l’utilisation de ces outils.
– Ben, au cas où il y aurait des serpents ou autres bestioles, et pour ne pas mettre les mains dans les crottes de tes volailles qui divaguent en liberté sur le terrain, tiens !
– Mes volailles, errant en liberté sur le terrain, chassent par la même occasion les serpents, sauf Sidonie.
– C’est qui, Sidonie ?
– La grande couleuvre que nous avons sauvée de la noyade dans le puits, et qui vit quelque part par là, vers la mare, au fond … (geste vague en direction des 5000m² verdoyants émaillés de cosmos ici et là..)
– Une couleuvre ? Grande comment ? (regard horrifié dans la direction vaguement indiquée précédemment)
– Ah ben elle doit faire dans les 2 mètres. C’est une couleuvre à collier, et, cher beau-frère, ces couleuvres sont inoffensives, et celle-ci, de plus, se rend utile en nous épargnant l’incrustation de rats dans le poulailler, et la venue d’indésirables vipères.
– (braillement) DES RATS, DES VIPÈRES ?
– (Là, vous perdez patience, et braillez à votre tour) YA NI VIPÈRES NI RATS, PUISQU’IL Y A UNE COULEUVRE !!!
– T’ES SURE ?
Soupir, yeux au ciel, vous tournez les talons et allez désherber vos tomates, et vous commencez à pressentir que vous allez entrer dans une période héroïque.
Le lendemain matin, beau-frère, accompagné de Fils N°2 et de Fille N°2, respectivement âgés de 8 et 4 ans, armes à la main, arpentent le terrain, fils poussant le râteau devant lui, et aplatissant par la même occasion la belle herbe bien grasse dont se régalent poules et canards, beau-frère écartant précautionneusement du plat de la pelle les touffes d’herbe, prêt, ce salaud, à aplatir vigoureusement votre couleuvre, fifille trainant derrière elle le seau aussi haut qu’elle. Vous, appuyée sur votre binette, vous marrez tout doucement.
Cette chasse dura plusieurs jours, et de gros escargots s’entassèrent tout doucement dans le pot de fleurs, jusqu’au jour où beau-frère commença à s’inquiéter du fait que les escargots fussent toujours aussi gras, aussi baveux, laissant de très belles traînées irisées sur les parois du seau, sur le couvercle, sur les coquilles de leurs congénères.
Vous, sournoise et pas du tout pressée de manger ces trucs qui font pourtant le délice de vos poules, taisez prudemment le fait que vos enfants, à l’âme tendre et au cœur sensible, vont tous les soirs en catimini, arracher des feuilles aux laitues du potager de leur cher papa, pour les donner en pâture aux gastéropodes, sous votre regard attendri. Toujours sournoisement, vous susurrez que ce ne sont peut-être pas des escargots comestibles, et qu’il vaudrait mieux s’épargner tous ces efforts pour aller en acheter de tout cuisinés.
– Je les prendrai chez le traiteur, si tu ne veux pas que j’achète chez Edouard.
– Pas du tout ! (le Normand est têtu!) Je vais les asperger de gros sel.
Il s’engouffre dans votre cuisine, fait main basse sur votre bocal de sel. Vous hurlez qu’il n’est pas question que votre sel marin que vous achetez à prix d’or dans la boutique bio en ville soit gaspillé pour arroser des cagouilles ! (Nous sommes en 1990, le sel marin ne se trouve pas encore en vente libre chez Edouard et consorts)
Vous proposez donc aimablement d’acheter, dès le lendemain, à l’occasion d’une virée en ville, du gros sel bien ordinaire, pour faire baver et buller ces maudites bestioles, encore que vous trouviez l’idée barbare. “On dit dégorger, béotienne” vous assène aimablement beau-frère qui commence à vous taper sérieusement sur les nerfs. Vous ne relevez pas l’insulte, emmenez les enfants au potager sous prétexte d’arrosage des légumes, mais en réalité pour la récréation vespérale qui consiste à braquer le tuyau d’eau glacée sortant directement du puits, sur les enfants dans le plus simple appareil qui poussent des hurlements ravis. Et vous commencez à ruminer des idées de meurtre, de basse vengeance, tout pour ne pas avoir sur la conscience la mort de ces bestioles, et ne pas voir le regard affligé de vos deux nains.
Le lendemain, toute fraiche et souriante, paniers et clés de voiture à la main, vous annoncez à la cantonade
– j’y vais, je récapitule, le pain, les croquettes pour les poilus, le maïs pour la volaille, et le sel pour beau-frère. Rien d’autre ?
– pas la peine, vous répond ce dernier, abattu. Ce matin, j’ai trouvé le pot renversé, et tous les escargots disparus.
– NON ! Sans blague ! Ah ben ça alors! C’est encore le chien qui a coursé les chats et qui a dû renverser le pot au passage. Bon, tu veux que je ramène des escargots tout préparés, remplis d’une immonde purée verdâtre, qu’il suffira de faire réchauffer au four ?
– Non, on ne sait pas avec quoi ils sont faits, ces escargots là !
– Tant pis, c’est bien dommage.
Mais vous ne parvenez pas à avoir l’air aussi affligée que vous le devriez, les nains se marrent, leur père fuit lâchement dans son potager, et beau-frère vous soupçonnera toujours d’avoir largement aidé le chien à renverser ledit pot de fleurs. Il est vrai que, pour faire bonne mesure, vous auriez dû faire choir le pot, le fêlant, voire le cassant par la même occasion, au lieu de le coucher soigneusement sur le côté, après avoir ôté le couvercle.

Babas au rhum

Pour les recettes de cuisine de Melle Domi (clic)

Pour cette recette, il nous faut :

Un Bond dans le passé vers  la fin des années 70
Une vieille maison (bleue? Pas nécessairement) perchée au sommet d’une montagne
Une bande de jeunes gens barbus et chevelus
A peu près la même proportion de jeunes femmes aux longs cheveux et aux vêtements indiens
(appellation de ces deux derniers ingrédients : les babas cools, abrégé en babas)
Des guitares
Des bidons et casseroles de tailles diverses
Des tablas
Un violon
Un micro
Une magnifique voix chaude, rauque et vibrante
Un grand feu (selon la saison, dans la cheminée ou dans le jardin)
Une énorme gamelle de spaghetti bolo
Des litres de rhum
Beaucoup de longues cigarettes coniques, roulées à la main, avec un mélange de tabac et d’herbes aromatiques.

Préparation :
Dévorer les pâtes
Coucher les enfants
Disposer les babas en rond autour du feu (ou devant, selon la saison)
Leur remettre bidons et casseroles cul en l’air, faisant office de percussions
Distribuer guitares et tablas,
Demander au violoniste (du conservatoire de Milan) d’empoigner son violon
Donner le micro à la voix envoûtante
Distribuer à volonté rhum et cigarettes
Laisser agir l’item précédent un temps indéterminé, mais c’est relativement rapide

Lorsque s’élève la voix amplifiée par le micro, que les guitares, percussions et violon la suivent, l’accompagnent, la soutiennent et que les notes résonnent dans la nuit, la préparation est terminée.

Déguster sans modération jusqu’au bout de la nuit.

Les photos de ma folle jeunesse ayant très mal supporté le passage du temps, il vous faudra vous contenter de cette image tirée de cet immortel chef-d’oeuvre du cinéma français, 2 “quelques messieurs trop tranquilles”, dont je ne peux résister au plaisir de vous livrer la bande annonce

 

La lettre au Père Noël

Notre chef de gang, la révérée Domi nous a lancé un défi, le mois dernier : écrire une lettre au Père Noël, en utilisant les mots suivants :

schnock, schtroumpf, splendeur, amour, boursicoter, fraternité,envol, magie, national, famille, neige, poupougnette, vomir, puer, encollé, foutoir.

 Mes co-défieurs ont réussi de jolis billets pleins de tendresse, d’humour, d’émotion. Difficile de rester dans la magie avec un pareil vocabulaire,  en ce qui me concerne, voici donc ma prose, et je remercie bien humblement les téméraires qui ont voté pour elle. Et, Domi pourra en témoigner, je ne pensais pas obtenir ne serait-ce qu’une seule voix !

Père Noël,

Comme tous les ans, je sacrifie à la tradition, pas que vous écrire, cher vieux Schnock m’enchante, mais il faut bien entretenir la magie pour les tout petits, et les moins petits d’ailleurs.

Alors, je me fais le porte-parole de toute la petite famille pour vous transmettre leurs souhaits, que je vous restitue dans toute leur splendeur, et parfaitement réalisables:

N°1 -8 ans -voudrait que sa petite sœur arrête de vomir partout chaque fois qu’elle est contrariée, et, dans un grand élan de fraternité, vous demande de lui apporter une cuvette à bretelles que l’on pourrait ainsi lui faire porter en permanence, ce qui éviterait à tout le monde de patauger dans des flaques innommables ;

N°2 – 6 ans – souhaite visiter votre atelier, pour savoir enfin si c’est vous qui fabriquez la neige, et pourquoi, dans ce cas, vous vous débrouillez pour qu’il n’y en ait pas partout le jour de Noël;

N°3 – 6 ans aussi, aimerait que Poupougnette, le perroquet du grand-père meure enfin, parce que, je cite “c’est pas permis de puer autant de la g…..”

N°4 – 6 ans également – (oui, il y a des triplés, l’amour que leur papa porte à leur maman ayant eu cette conséquence inattendue), voudrait savoir si la bistouquette du grand schtroumpf est bleue ou rouge, photo à l’appui.

N°5 – la choupinette de 4 ans – voudrait avoir des ailes de fée, pour pouvoir prendre son envol lors de votre passage, et vous aider à finir la distribution de cadeaux;

La maman de cette adorable tribu, me demande s’il est possible d’intercéder pour obtenir de “cet encollé de fils de pâte”*** qu’est son mari, qu’il arrête enfin de boursicoter dangereusement, laissant en permanence la famille au bord de la faillite. Lequel rétorque qu’il a l’esprit national et qu’un jour, grâce à ses investissements, il participera au redressement économique de son pays.

Voilà, je vous laisse vous débrouiller avec tout ce foutoir et je vous souhaite bon courage.

La grand-mère épuisée.

Note de la rédaction : pour ceux à qui l’expression marquée de 3*** pourrait paraître curieuse, je précise qu’une plaisanterie a couru sur la toile récemment, selon laquelle les correcteurs d’orthographe des téléphones refusent les gros mots, les corrigeant à leur manière. L’encollé de fils de pâte est donc l’orthographe suggérée pour en…é de fils de p..e, que l’on pourrait traduire en bon français par “sodomisé de fils de péripatéticienne”, évidemment moins évocateur  pour les utilisateurs de cette poétique insulte….

Religion et langage

Bien que n’étant ni croyante, ni pratiquante, j’émaille mes phrases d’expressions émanant directement de la religion.

D’où je tiens ça ? Aucune idée mais le fait est là :

* C’est ainsi, que parlant d’un heureux temps, je dis fréquemment : “cette époque bénie” ;

* Pour me moquer gentiment  – ou moins gentiment, d’ailleurs – je qualifie de “saint ou sainte”, une administration,  un parti politique, sans parler du Saint Frusquin ou de la saint Glinglin ;

* Soupir excédé et yeux au ciel : “Seigneur !” ;

* Quand quelque chose arrive que je n’attendais plus, par exemple une chambre bien rangée chez les nains, à l’époque pas si lointaine où ils vivaient encore avec nous : « Dieu existe ! «  ou Alléluia ! «

* Récemment, je me suis aperçue que je disais aussi, “Allah est grand”, mais ça, c’est à force d’avoir vécu parmi des musulmans, de même que le “Inch Allah” me vient spontanément aux lèvres, grâce aux mêmes fréquentations..

* J’ai perdu l’habitude, que j’ai gardée longtemps, de soupirer « Jesus Christ ! » pour un truc impensable (avé l’accent anglais “Djizeus Krwaïst”, résultat de longues années dans une province d’ Angleterre : Eymet, Dordogne !)

* Sans oublier le “bloody hell”, dans les cas accablants………

* Quelque chose qui me fait succomber : « à se damner » ou, « pur péché »

* La rage totale : « que le diable patafiole »  au choix et suivant les cas : les flics, les paysans, les mômes, le gouvernement, les vieux de 90 ans, au volant de la dernière golf et qui roulent au milieu de la route, à 30 à l’heure – rayer la (ou les )mention inutile…….

* Une envie folle de quelque chose : “je vendrais mon âme pour……………”. (en général, ça s’applique au chocolat)

* Quand mes mômes se plaignent d’une corvée, d’un rhume : “tu gagnes ta place au paradis, mon gars – ou ma fille !”

* Renforcer une fin de phrase : “que diable !”

* Et le juron fétiche de mes grands-parents, dans les jours de grande indignation : “Putain de moine!”

Et vous ? Quels tics de langage ?