I : Ignoble, idéal, iceberg

J’ai failli zapper le défi alphabétique de Mâme Domi, pour les mots idéal, iceberg et ignoble, par manque d’inspiration : j’ai commencé plusieurs textes, et puis, non, rien ne venait.
Pas question de parler politique, c’est un sujet qui fâche, et on ne vient pas sur les blogs pour se fâcher, n’est-ce-pas?

Mais aujourd’hui, je le suis, fâchée. Et il se trouve que le motif de mon coup de gueule rentre pile poil dans le cadre.

Comme tout le monde, je musarde sur Facebook, ouvert il y a une paire d’années pour rester en contact avec ma tribu en France, pendant que je me dorais sous le soleil des tropiques. Je musarde donc, sur ce réseau, ce qui me permet de collecter et de partager un nombre incalculable d’âneries, des trucs en général tout à fait impersonnels et très souvent tout aussi stupides.

Et aujourd’hui, ce réseau social m’informe que « MR X aime cette publication ». Forcément, je vais la lire. Il se trouve que la publication aimée par ce contact est un mot haineux disant : Bâtards, moi je survis avec ma pension d’invalidité de 300€ et eux ils arrivent en France et on leur file 700€, sans jamais avoir travaillé ! suivi d’une photo d’un texte qui reprend à peu près la même « information », en rajoutant c’est l’ARCO -AGIRC qui confirme (pour info, ces deux dernières sont les caisses de retraite françaises).  Moi brave cruche, je réponds qu’avant de traiter les gens de bâtards on s’informe. Et de mettre en lien le texte définissant l’ allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa). Qui s’adresse aux personnes âgées de plus de 65 ans, et ayant des ressources nettement inférieures au SMIC. Les étrangers pouvant également en bénéficier, pourvu qu’ils vivent en France et réunissent certaines conditions. Là-dessus, la responsable de la publication me rentre dedans, pleurant encore son petit revenu et me répondant : « que cela te plaise ou non, je maintiens que ce sont des bâtards ». (Et en recherchant cette publication pour en reprendre le texte exact, je découvre qu’elle n’apparait plus sur ma page. Et pour cause, MR X, par le biais de qui je l’avais vue, s’est ôté de mes contacts 😀 . Pas une grande perte, que de constater la disparition de quelqu’un capable d’aimer ce genre de propos )

Je n’ai pas répondu, jugeant que les gens qui sont assez ignobles pour tenir ce genre de propos haineux sans chercher à s’informer davantage, doivent avoir le cœur aussi glacé et l’esprit aussi stérile qu’un iceberg ! Je conçois que ce n’est pas idéal d’avoir une pension d’invalidité de 300€, mais cela doit correspondre à un certain pourcentage d’incapacité de travail, il y a donc la possibilité d’avoir un emploi en complément, ou, après 65 ans de percevoir le complément de l’ASPA à concurrence des 801€ de cette allocation.

Quoiqu’il en soit, j’ai un mal fou à comprendre qu’il y ait encore de nos jours des esprits aussi obtus !

Le chat

…/…C’est l’esprit familier du lieu ;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire ;
Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

Quand mes yeux, vers ce chat que j’aime
Tirés comme par un aimant
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

C. Baudelaire

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Glouton, Gustatif, Gourmandise

Pour Mâme Domi et son alphabet

Dans notre belle île rouge, Madagascar, j’étais absolument incapable de déambuler dans les rues sans acheter des sambos, que j’aie faim ou non, par pure gourmandise, pour le plaisir de satisfaire mes papilles gustatives avec le goût des épices.

Les sambos, quoi-t’est-ce ? C’est ça :DSC_4943

Ah, la recette ? Facile :

Pour une quarantaine de sambos :

  • 20 Feuilles de brick
  • 1 petite boite de petits pois
  • 2 pommes de terre
  • 1 poireau
  • 3 oignons blancs ou aillets
  • 1 gousse d’ail écrasée
  • 2 carottes
  • 350g viande hachée
  • 1 cuillère à café de curry
  • 2 cuillères à café de curcuma
  • 1 cuillère à café de piment doux
  • 1 cuillère à café de cumin
  • 1 cuillère à café de gingembre moulu

Couper les légumes en petits morceaux, façon julienne
Les faire cuire dans de l’eau, égoutter Dans une sauteuse faire revenir les oignons blancs hachés. Lorsqu’ils sont transparents, ajouter la viande. Remuer sans cesse pour une cuisson complète de la viande, et pour l’égrener. Quand  elle est cuite et qu’il n’y a plus de jus, ajouter les épices et l’ail, remuer pour mélanger à la viande et libérer les arômes.
Ajouter les légumes et les petits pois égouttés.

Remuer pour mélanger et presque réduire les légumes en purée. Nous obtenons ça, (pas très ragoutant à l’oeil, ‘spas ? )

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Déposer environ 1 cuillère à café du mélange sur les feuilles de brick coupées en 2 , et plier en triangle, croquis  ci-dessous. Pour coller le dernier rabat, à la malgache : mélanger de la farine et un peu d’eau, étaler sur le rabat, rabattre, presser, et voilà !
Jeter dans l’huile bouillante, laisser cuire jusqu’à ce que la pâte soit dorée. Egoutter sur du papier absorbant.

comment-plier-une-feuille-brickPour la petite histoire, vous savez d’où vient le mot glouton ? De l’un des noms du Carcajou, aussi appelé gulo-gulo ou Wolverine chez les anglophones, ce redoutable mustélidé, d’une rare voracité. Wiki vous dit tout à son sujet, là CLIC

Pour Domi, en E, et Ghislaine, n°28

Pour  Domi, qui nous demande de disserter sur les mots Extase , Estime, Etable, et pour Ghislaine, qui, elle, nous demande de lui livrer ce que nous inspirent les mots Chuchoter, penser, décence, décor, ombre, amer, présence, sage, sénior, campagne, je vais conjuguer encore une fois les deux défis

Je suis maintenant largement senior, mais je n’en ai pas pour autant perdu le goût de longues errances dans la campagne Aquitaine. Il fut un temps où je partais ainsi me baguenauder pendant des heures, suivie de mon ombre fidèle et aimante, ma chienne, aujourd’hui disparue. hebergement d'image<a href=

Il m’arrive encore, au détour d’un bois, ou en vue d’une de ces étables où elle aimait aller renifler des odeurs qui la remplissaient dextase, il m’arrive encore de sentir sa présence. Et s’il m’arrive d’apercevoir au loin, comme dans un décor de cinéma, des biches,hebergement d'image

ou quelques daims, hebergement d'image, je me surprends à chuchoter « pas bouger » pour que ma bestiole ne leur fonce pas dessus pour le plaisir de les voir détaler.

Sa disparition me laisse un goût amer, quand il m’arrive de penser à l’infâme salaud qui l’a empoisonnée. Tant pis si je perds votre estime, (je crois que je n’apprendrai jamais à être sage), mais,  sans décence aucune, et sans honte, j’avoue nourrir encore des pensées de meurtre à son encontre.

Pas d’idée pour le titre …..

Par pure paresse, aujourd’hui, je ferai d’une pierre deux coups en conjuguant le D de Domi, avec les mots Désir, Délire, Dope avec la consigne de Ghislaine : trouver plusieurs mots, au moins 5, commençant par PRE

Lorsque je t’ai connue, nous étions encore jeunes, uniquement préoccupées de nous amuser, pleines d’un grand désir de vivre, tout simplement. Nous avions nos amis et relations , prêts à répondre présents à toute perpective de fête ou de joyeux délire; nous prenions le temps toutefois de nous préserver quelques moments de tranquillité pour reprendre nos forces ou nos esprits lorsque nous avions trop présumé de notre résistance, ce que fût pour de longues soirées bien arrosées, ou d’encore plus longues escapades en randonnée,  ou des parties de baignade dans un lac perdu au milieu des bois, avec nos enfants, préadolescents dont déjà le caractère laissait présager de leurs futures personnalités et rien, à cette époque, ne laissait prévoir que nous pussions être un jour ou l’autre séparées.

Notre amitié m’était infiniment précieuse, mais parfois, ton comportement me laissait pressentir qu’il serait un jour préférable de prendre un peu de distance dans cette presque symbiose. Des extravagances, de plus en plus prédominantes, des prestations prétentieuses, c’est le mot, préludes à une attitude à la fois prédatrice et destructive, de longs prêches incohérents, précédant sans préambule des crises de larmes et des périodes d’abattement, se manifestaient de plus en plus souvent. Je restais désarmée et surtout préparée au pire, quel que ce pire pût être. Jusqu’à ce jour fatidique où tu fus hospitalisée, internée d’office à la requête de tes parents, préoccupés, inquiets, perdus, devant l’évidence : tu étais prisonnière de ton amie préférée mais maléfique la dope.

Et lorsque tu retrouvas ta liberté, tu n’étais plus la même : méchante, aigrie, menteuse, voleuse, pleine de préjugés et d’idées préconçues. Sans précautions, tu prenais plaisir à détruire amis, famille.

Alors, vois-tu, tenant à préserver le souvenir que j’avais d’une grande amitié, lorsque tu commenças à te prélasser à demi-nue devant mes fils et mon compagnon, et pas trop pressée de te laisser me malmener, j’ai préféré prendre mes distances, solution d’ailleurs préconisée par tes proches. Et je ne prendrai pas de détours pour te dire que je préfère nettement que nos relations soient ce qu’elles sont présentement, c’est-à-dire totalement inexistantes !